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#1 Pastels et Térébenthine

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#1 Pastels et Térébenthine

Message par Dyrelia le Mer 31 Oct - 18:15

Lorsqu'il était question d'art, il était hors de question qu'il laissa quelqu'un d'autre faire ses achats pour lui. Malgré les pics régulières du reste du cercle, il était impossible pour Leo de rester enfermé au Montaigu House, sans n'avoir aucune occupation digne de ce nom. Lire un livre ? Il avait déjà parcourut l'ensemble de la bibliothèque commune. Et ses ouvrages personnels, voilà longtemps qu'il les connaissait par coeur. Sa passion pour l'art avait prit depuis quelques semaines le dessus. A son grand malheur, on ne lui autorisait toujours pas à gagner sa vie. Il se rendait compte à quel point on avait toujours désiré l'enfermé. Parce qu'il était fragile. Ou bien trop puissant. Quel âge avait - il à présent ? Il refusait rester en prison une seconde de plus ... vivre des revenus d'une communauté le révoltait... et ne considérait pas qu'avoir tout son temps pour lui était un luxe. Il était toujours mis sur un piédestal. Cela n'avait jamais changé... et il en avait assez. Assez d'être lui. Il voulait sortir, découvrir le monde. Encore une fois. “ Qu'ils osent encore une fois me retenir et je risquerais fort bien de leur glacer le sang cette fois-ci ! ” Le jeune sorcier qui se trouvait dans la même pièce, s'exerçant à sa magie arcanique, le regarda avec amusement, avant de se mettre à rigoler. Il fut si déconcentré qu'il rata son sort. Un vase éclata dans la pièce, juste à côté de Leopold. Il se tourna vers son élève, les yeux ronds, pendant que le jeune semblait d'un coup pâlir de gêne “ J-je suis désolé, Sir ... ” Le Mage continua à le fixer... avant qu'il n'éclate de rire lui-même. L'apprenti se détendit, avant de se frotter l'arrière du crâne, riant légèrement. “ Je pense que ça ira pour aujourd'hui Figgins ... nettoyez juste les dégâts, avant qu'on ne remarque que ce vase chinois en céramique datant de la dynastie des Ming ne soit en milles morceaux ... je ne pourrais pas vous aider cette fois-ci je le craint. ” Le garçon s'approcha avant de s'agenouiller pour récupérer les morceaux dans ses mains. Du coin de l'oeil, il vit Leopold s'éloigner, l'entendant se rapprocher de la sortie. Lorsqu'il ramassa un morceau ensanglanté ses doigts se figèrent. “ S-Sir ? Est- ce que vous — ” La porte se claqua derrière lui. Figgins fixa le vide de la pièce, tétanisé.

Leopold releva son avant-bras au niveau de ses yeux, alors qu'il marchait en direction de sa chambre, venant découvrir une coupure qui lui avait entaillé la manche de sa chemise ... un léger filet rouge tachant le blanc immaculé. “ Il fait des progrès ... en si peu de temps. ”  “ Leopold. ” Son regard clair quitta sa blessure pour regarder le mage en face de lui. Sa barbe blanche taillée était reconnaissable entre toute. Et ce costume olive... “ Arthur. ” Ce regard vert scrutateur de serpent fixa l'avant bras de Leo. “ Vous avez encore trouvé le moyen de vous blesser ... à ce que je vois. ” Aucun sourire narquois ne fut lancé à son adresse. A la place, de la colère. Et une grimace. “ Combien de fois on vous a dit de faire attention. ” “ Il ne tient qu'au gens bien élevés d'apprendre à tenir leur langue déjà bien trop pendue.  Bonne journée. ” Coupant court à la moindre discussion et surtout évitant le sujet, Leopold lui sourit, et se remit en route pour rejoindre ses quartiers, entendant très bien le juron poussé par le mage derrière son dos. Une fois arrivé, il releva sa manche, apportant une main au dessus de sa blessure, sans pour autant la toucher. Son sang se mit à se détacher du tissu, pour revenir dans sa blessure. Plus aucune goutte ne coulait à présent de là, mais la coupure ne se referma pas pour autant. Leopold vint bander son avant-bras précautionneusement, avant de venir attraper son manteau et son écharpe, pour repartir.

C'est surement dans les rues de Londres qu'il se sentait le plus libre de faire ce qu'il voulait. Il était rare qu'il accompagne, ou ne soit accompagné de quelqu'un. La plupart du temps, il se réservait quelques rares temps libres pour ainsi parcourir, découvrir, bien qu'on essayait sans cesse de le retenir. Pour unique et seul motif qu'il était dangereux pour lui de parcourir les rues,maintenant qu'il s'était fait passer pour mort. Mais c'était une excuse, rien de plus. Car il savait très bien que seule une élite social pouvait le reconnaître. Et ce n'était surement pas ce genre de rue qu'elle fréquentait. Ni même allait faire leurs achats. Ils réservaient cela à des domestiques. Il était donc totalement inutile de s'inquiéter pour lui et lui même ne pensait pas être reconnaissable. Par précaution, il portait tout de même son écharpe et son col relevé. A ses débuts, il s'était même rasé la moustache. Impossible alors de le reconnaître, si vous n'étiez pas sa mère du moins. Mais il l'avait vite laissé repoussé. Il n'arrivait jamais à se défaire de cette moustache. Et il pensait bien la garder jusqu'à sa vraie mort. Il soupira, regardant de gauche à droite avant de traverser une avenue. Il était inutile de se faire renverser par un cab trop pressé ... l'attraction serait beaucoup trop difficile à supporter, bien qu'il pourrait contenir son sang dans son corps. C'était ça, justement, qui inquiéterait, plus que l'accident en lui-même. Il ne voulait pas finir dans les journaux ... sinon qu'est-ce qu'il se passerait.

Il poussa la porte de sa boutique favorite d'accessoires et fournitures pour la peinture, le dessin, et tout ce qui touchait de prêt ou de loin à l'art pictural. Leopold ne venait pas régulièrement dans cette boutique, il devait l'avouer, car elle n'était pas la plus proche. Mais elle avait le luxe d'être plus régulièrement approvisionnée et le choix était complet. Il n'était pas rare que les clients soient nombreux et tous étaient des artistes. Mais il restait très rare que Léopold ne vienne à leur parler. Il avait déjà parlé à certains, mais ils en étaient restés à la technique. Il était un amoureux inconditionnel de l'art depuis son adolescence. Un certain domaine dans lequel il avait pu se réfugier et y trouver du réconfort, vu que les arts militaires lui avaient toujours été refusé même avec une santé remise. L'Art était pour lui un moyen de communication. D'expression. L'auteur faut parvenir un message ou sa vision du monde. Oui, l'Art est l'humanité. Et cest pour cela qu'il l'adorait. Retenu dans un cabinet, il n'avait jamais pu aller voir d'exposition, de vernissage, de concert, opera, piece de theatre, et il en avait énormément souffert. Et rien n'avait changé ... l'Art rassemblait parfois cette élite qui pouvait le reconnaître. Il ne pouvait prendre ce risque, à son grand regret...

Le vendeur semblant déjà occupé avec un autre client, Léopold resta volontairement près des étalages pour attendre son tour, pour le moment il n'y avait pas l'air d'avoir foule. Une accalmie passagère en fin de matinée dans nul doute. Le commerce était quelque peu un art, lui aussi. Léopold avait à présent la possibilité de rencontrer ce corps de métier, et il en avait été fasciné. Il y avait bien deux catégories distinctes d'ailleurs. Les vendeurs simples, comme on pouvait aussi en trouver dans des galleries, ou des artisans, vendant eux mêmes ce qu'ils avaient créés de leur doigts. Leo avait eu un jour la chance d'aller chez un horloger pour se procurer une montre à gousset... il avait trouvé cela très enrichissant. Tout ces gens avaient de l'or dans leur mains, et c'était sûrement une des raisons pour laquelle le mage s'était toujours montré très respectueux envers eux.

La clochette de la porte tinta une nouvelle fois. Léopold, d'une nature curieuse, jeta un coup d'œil derrière son épaule. Son regard fut aussitôt captivée par cette femme. La chevelure de feu dégringolante en cascade, cette expression de confiance et de détermination. Ce regard pur et gris. Mais surtout, elle était habillée au masculin. Il ne s'était même pas rendu compte que dans son observation, il s'était totalement retourné, la fixant d'un air intéressé, qui aurait totalement pu méprendre quant à ses intentions. Léopold adorait deviner, en rentrant ici, quel devait être l'art de la personne qu'il observait. Mais il ne se rendait pas compte que cette fois ci, son observation n'était pas la moins du monde discrète. Il devait l'avouer, une femme artiste était dans nulle doute bien plus captivante qu'un peintre lambda... son art devait parfaitement transparaître son tempérament... car elle n'était surment pas un modèle envoyé pour faire les commissions. Il le voyait. Qui pouvait bien être cette femme et dans quoi était elle vertuose ? Le dessin? La sculpture ? Ou la peinture ? Son regard n'arrivait plus à se défaire d'elle.
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Re: #1 Pastels et Térébenthine

Message par Dyrelia le Mer 31 Oct - 18:16

Leopold fut bien sur témoin, comme tous dans cette pièce, de ce moment privilégié entre elle et son fils.  Du moins c'est ce qu'il lui sembla comprendre, étant donné de la proximité et de l'impression bienveillante qu'il lui avait été donné d'observer. Mais être témoin de cette scène fut loin de lui apporter réconfort, bien qu'un léger sourire nostalgique ne quittât plus son visage. Cet écho lui rappela ses propres enfants. Sa fille en particulier, Alice, avec qui il avait eu le privilège de vivre quelques années. Son fils lui n'eut jamais eu droit à cette chance. Il ne l'avait jamais rencontré, ne savait même pas à quoi il ressemblait. On veillait d'ailleurs bien à lui éviter de lui en parler. Malgré sa véritable identité révélée parmi les sorciers.  

Il savait très bien, ce que les rumeurs disaient derrière son dos. Il avait abandonné sa vie. Sa propre famille. Ses propres enfants. Et bien que le Cercle eût toujours déclaré ce sacrifice comme nécessaire, et bien qu'il partageât leurs sentiments, personne ne savait qu'en réalité, Leopold souffrait énormément de ne pas être aux côtés de ses proches. Encore plus de ses enfants. Beaucoup pensait qu'il se moquait éperdument de ce qu'ils pouvaient advenir. Qu'il n'était qu'un sans coeur, un coureur. Il était vrai qu'il avait une capacité d'adaptation hors norme pour ce qui était de sa vie. Mais jamais ses enfants n'avaient quittés ses pensées et ses craintes. Il se consolait souvent en se disant qu'au moins, et contrairement à tout ces enfants des rues qu'il aidait parfois, ils ne manqueraient jamais rien de rien. Que l'absence d'un père serait remplaçable pour eux. Au fond et durant ses humeurs les plus sombres ... il savait qu'il avait tord. Ce sacrifice était parfois trop lourd à porter.

Le garçon était déjà reparti lorsque le sorcier reprit le fil de la situation. La rouquine s'était déjà approché du rayon pour la peinture lorsque leur regard se croisèrent enfin. Encore une fois il eut bien du mal à s'en extraire. Il devait l'avouer, elle était magnifique. Elle devait facilement se faire courtiser, autant par des nobles que des civils... elle ne le laissait pas indifférente. Mais pas tellement pour les mêmes raisons que la plupart des mâles en manque d'affection. Son intérêt pour elle était purement de la curiosité. Il lui avait semblé entendre autre chose que des mots anglais dans sa voix. Une peintre d'un pays de l'est? Il ne saurait dire. Il vit s'afficher un sourire, après qu'ils eurent soutenus tout les deux leurs regards.  “ Je peux vous aider, Monsieur ? ”

Ce n'était là pas un sourire bienveillant. Il était même plus moqueur. Sans doute se trompait-elle sur ses intentions, et il n'aurait de toute manière pas dû la dévisager pareillement. Comme il l'avait deviné. Elle avait l'habitude qu'on la regarde, pour autant, elle ne semblait pas toujours l'ignorer. Elle sembla l'inspecter de la tête au pied, lorsqu'il se mit à son tour à sourire simplement. “ Navré de vous avoir fixé de la sorte. Je me demandais simplement quel genre d'artiste vous pouviez être et quel genre de personne vous étiez. A vrai dire, je suis un peu trop curieux. J'aime les gens en général. Faites comme si je n'étais pas là. ” Il redoubla son sourire, avant de pencher légèrement la tête. Il savait parfaitement que son amour inconditionnel pour les individus quels qu'ils soient lui portait parfois préjudices. Il était plutôt du genre à se mêler de ce qu'il ne le regardait pas. On lui avait souvent répétés ces mots. Mais Leopold était un homme avide de savoir. Aussi bien au niveau connaissances que social.

Comme il ne voulait pas l'importuner plus qu'il ne l'avait déjà fait, il se contenta simplement de glisser son regard vers comptoir pour vérifier si c'était enfin à son tour. Mais vendeur et comme acheteur n'avait toujours pas terminé de discuter. La tentation de faire la causette était bien trop grande, mais il ne savait toujours pas si elle était ouverte à une telle chose, alors il préféra la laisser faire le pas, sinon, la laisser reprendre ses affaires où elles en étaient.
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Re: #1 Pastels et Térébenthine

Message par Dyrelia le Mer 31 Oct - 18:16

Elle ne tarda pas à éclater de rire à ces explications. Mais c’était d’un rire franc, qui ne se voulait en aucun cas moqueur. Elle s’était sans doute attendu à énormément d’excuses, mais surement pas celles-ci. Après tout, il pouvait bien comprendre qu’elle avait l’habitude d’être dévisagée, c’était une très jolie femme. “ Eh bien. Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à ça. C’est plutôt rafraîchissant.” Un coup d’oeil vers elle lui assura qu’elle était à présent curieuse de cette rencontre. Ses yeux témoignaient d’eux même. Il su à cet instant que cette conversation n’en resterait pas ici. A son plus grand soulagement. Il n’était pas si rare pour lui d’arriver à avoir une discussion avec des inconnus. Son visage et son comportement était plutôt avenant, il n’était pas difficile pour lui de délier les langues. Même les plus réticentes. Il savait que c’était un don. Et le chérissait chaque jour faisant. Elle resta auprès de lui, une main sur la hanche, l’air de vouloir deviner en retour ce que lui pouvait bien être. “ Je suis peintre. Et vous ?”

Ainsi donc, elle était peintre. Il n’était pas si loin de la vérité. Il trouvait cela fascinant, en tant que femme, de pouvoir pleinement s’exprimer sur une toile. Il était curieux, à présent, de voir quel serait ses tableaux. Leopold quant à lui, bien que grand connaisseur d’Art, plus théorique que technique, n’avait jamais eu la prétention d’être un artiste lui-même bien qu’il s’était essayé à diverses activités. Il le voyait plus comme un loisir, de la curiosité.Elle s’occupa de récupérer une peinture dont elle avait sans doute besoin, avant de reporter son attention sur lui. Il ne la quittait pas des yeux, attentif. C’est alors qu’elle se mit à le fixer à son tour. Elle semblait en pleine réflexion. L’instant dura presque quelques secondes. Le sorcier ne fut en aucun cas gêné par son regard. Après tout, il avait fait exactement la même chose. “ Joah Andersen. Enchantée.” “De même. Appelez moi Leo.”

Il ajouta un simple sourire, en se rendant compte qu’il avait oublié de répondre à une de ses questions. “Oh et … je ne suis pas vraiment un artiste. Juste un passionné dirons-nous.” Oui. C’était le terme qui selon lui correspondait le mieux en cet instant. Et c’était totalement légitime. Son regard se tourna vers le client qui passa par la porte pour les quitter, les saluant au passage. “Monsieur.” Leopold tourna son regard vers le vendeur un bref instant, avant de s’excuser auprès de la peintre. “Je n’en aurais pas pour longtemps. Promis.” Il s’avança alors vers le comptoir, son sourire toujours poli. “Bonjour monsieur, j’aurais voulu savoir si ma commande de fusins* d’Allemagne était arrivée.” Le vendeur regarda un instant une liste devant lui, son doigt parcourant les intitulés des commandes. “Oh oui bien sûr, au nom de … Monsieur Leo c’est cela ?” “Oui tout à fait.” L’homme se retourna, venant prendre un paquet dans une des cases derrière lui le posant sur le comptoir en face de Leopold. “Voilà monsieur. Vous aviez déjà réglé d’avance, donc tout est bon pour moi. Vous fallait-il autre chose ?” “Non, je vous remercie. Passez une bonne journée.” “Vous également monsieur.”


Leopold récupéra le paquet, venant le mettre sous son bras, puis laissant sa place à la peintre si elle avait besoin, venant pourtant se rapprocher d’elle. Il ne voulait pas vraiment quitter une si bonne compagnie. Mais il n’avait pas non plus envie de la gêner dans ses achats. Ils verront sans doute une fois qu'elle devrait quitter, comme lui, la boutique dans laquelle il se trouvait.


Nota Bene*: Fusin était écrit tel quel au XIXeme avant de changer plus tard pour fusain
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Re: #1 Pastels et Térébenthine

Message par Dyrelia le Mer 31 Oct - 18:16

Le temps que passa la jeune femme à faire ses achats lui sembla être une éternité. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il ne soit pas trop enthousiaste à propos de cette rencontre fortuite. Pourtant, il en apprit bien plus sur elle en écoutant discrètement leur conversation. Elle était une habituée des lieux, ça il s'en serait en réalité douté. Mais pour ce qui était des incendies. Elle devait être spécialisée pour ce thème, bien qu’il lui pensa être très particulier, encore plus pour une jeune femme. Néanmoins il ne perdit en aucun cas son intérêt pour elle. Il avait envie de savoir à quoi pouvait ressembler ces peintures, imaginant facilement les couleurs qu’elle utilisait. Il était aussi bon de savoir qu’elle s’occupait également de commande, on ne savait jamais, si son art pouvait lui plaire, peut-être qu’il pourrait faire appel à elle pour un tableau.

A son retour, elle semblait sourire tout autant que lui. Ce qui était plutôt engageant pour la suite des événements. Il ignorait réellement par où commencer, qui sait, sans doute avait-elle autre chose à faire que de se faire suivre par un homme dont elle ne connaissait rien sauf un vague nom. “ Je vous offre un verre ? ” Le regard clair de Leopold s’intensifia sensiblement. C’était en réalité à lui que cette invitation incombait, mais il était ravi d’apprendre qu’elle prenait les devant. Après tout ce n’était pas tout les jours. Il avait bien mérité également ce petit moment après les efforts de ces dernières semaines quand à son rôle de mentor dans la communauté des sorciers de la ville. Un petit peu d’aventures et d’inconnus qu’il désirait par dessus tout apprendre à connaître. C’était de cette manière qu’il se ressourçait, au contact des autres. “ Ce serait avec un immense plaisir. ”

Il ignorait totalement où elle voulait en réalité l’emmener. Ne sachant pas vraiment la prochaine destination, il se plaça naturellement à ses côtés, montrant une certaine aise dans leur proximité, sans pour autant que ça paraisse trop familier. Il avait ce don pour garder de la noblesse dans son maintient, quel qu’en soit les circonstances. Des années d’habitudes ne sauraient être tout à fait être effacée par le temps ou par un quelconque changement de statut. Même s’il n’était plus tout à fait aussi rigide et guindé que la plupart des nobles de son rang. La coutume aurait sans doute voulu qu'il lui présente son bras. Mais il ne le fit pas. Elle n'avait certes pas besoin de lui pour avancer. C'était une femme forte et fière. Il ne jugea pas utile de se comporter de la même manière qu'il l'aurait fait avec une autre femme. Il savait s'adapter.
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Re: #1 Pastels et Térébenthine

Message par Dyrelia le Mer 31 Oct - 18:17

La peintre sembla plutôt heureusement de voir qu'il acceptait son invitation. Après tout, il ne voyait pas pourquoi il aurait pu refuser. Il était même amusé de savoir qu'elle semblait prendre sa curiosité plutôt positivement. Il devina un peu qu'elle souhaitait elle aussi en savoir plus, mais comme à son habitude, il devrait rester discret sur ses activités et surtout sur ce qu'il était. C'était sa condition de vie depuis plusieurs année déjà, et il devait s'en contenter au risque d'avoir de gros ennuis débarquer. Pour autant, il n'avait jamais imaginé qu'il doive se couper du monde pour ne pas risquer une telle chose. C'était un être social, abandonner de quelconque relations était impossible pour lui. Malgré ce que le reste du cercle en pensait.

Ils s'engagèrent finalement tout les deux dans la rues en sortant de la boutique, après avoir salué le vendeur poliment et comme il se devait. Il sentait son regard observateur sur lui, sans qu'il ne prenne pour l'instant lui le temps de lui rendre la pareille. Il ne l'avait que déjà trop bien regardé, même s'il pensait bien qu'aucun homme ne pourrait s'en passer. Il se demanda si c'était dans ses habitudes d'inviter des hommes de cette manière Elle avait déjà dû en rembarrer de nombreux, il se sentait un peu privilégié. Bien qu'il ne la suivait sans doute pas pour la même raison que les autres. Il n'attendait rien de plus qu'elle que d'en apprendre d'avantage sur son art et sa personnalité.

Ce fut elle la première à briser le silence, quelques instants seulement après leur sortie. “Il y a un établissement italien trois rues plus loin. Le patron est un ami.” Son sourire radieux ne disparaissait pas au grand plaisir de Leopold. Il ne doutait pas qu'elle devait connaître bien des gens de ce quartier si elle y habitait depuis un moment. En fait, il l'ignorait, mais à la vu de tous ces passants du marché qui lui passait le bonjour, il s'en doutait un peu. L’agitation et la foule ne faisait pas peur au mage. Il adorait voir le monde vivre. “Je ne vous avais jamais vu ici. Vous êtes un habitué du quartier?”

Ce bourg ci n’était en effet pas celui qu’il fréquentait d’ordinaire pour la simple et bonne raison qu’il ne l’habitait pas. Ils étaient dans la partie basse de la capitale, lui était de la city. En fait, à y réfléchir, il n’avait jamais pensé à vivre ailleurs que le Montagu’s House. Avoir un appartement à soit demandait beaucoup de ressource, un travail, ce qu’il ne pouvait pas se permettre. Bien qu’il aurait apprécié avoir plus de temps pour lui, et pour arpenter cette bonne vieille capitale. “Non, pas du tout. A vrai dire je m’y rend très peu. Mais j’avais envie de me dégourdir les jambes et surtout changer d’air.” Et surtout, ne plus croiser Arthur pour aujourd’hui, une fois lui suffisait amplement. Il était inutile de chercher le diable et de vouloir jouer avec lui. On ne pouvait pas gagner indéfiniment à ce jeu là. “Est ce que les habitants sont tous aussi sympathique dans cette partie de la ville?”
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Re: #1 Pastels et Térébenthine

Message par Dyrelia le Mer 31 Oct - 18:17

“Si vous avez de l’argent, alors tout Londres vous apparaîtra étrangement sympathique où que vous alliez, oui.” Il n'avait jamais eu besoin de travailler pour subvenir à ses moyens. Ni dans son ancienne, né prince dans ce monde, ni dans sa nouvelle : on voulait trop le protéger pour cela. Il rattrapait cela comme il le pouvait en donnant des cours aux jeunes sorciers et mages qui peuplaient leur communauté. Rendant aussi quelques services autant qu'il le pouvait. Mais dans n'importe quel groupe, il fallait donner pour prétendre à recevoir. Il n'était pas gracieusement logé comme il l'entendait. D'ailleurs, la communauté n'avait jamais été aussi pauvre... il passait parfois dans long hiver dans la demeure sans n'avoir de quoi se chauffer, usant seulement de magie pour ne pas tomber malade. Les choses étaient parfois bien plus compliquées qu'elles ne le paraissaient ... “Étrangement, je n’ai jamais connu plus sympathique qu’une personne qui connaît la nécessité de l’effort. Eux connaissent la valeur de la vie. Vous ne pensez pas ?"

Le mage avait toujours été d'une grande admiration pour les gens qui travaillaient avec acharnement tout les jours, pour gagner leur croûte, nourrir leur enfants, et usaient leurs mains à la tâche. Il les trouvait d'un grand courage pour ne pas flancher... lui n'aurait jamais pu survivre dans un monde pareil. S'il n'avait pas été le fils de la reine, avec un don pareil ... il serait sûrement mort prématurément... Est ce qu'il paraissait si noble et bien portant ? C'est vrai que ses mains n'étaient guère abîmées. Il ne se rendait pas tellement compte de l'image qu'il dégageait réellement, ou alors ne voulait pas tellement le savoir. Il avait toujours essayé de s'affranchir de cette image maintenant qu'il ne faisait plus parti du “grand monde”. Mais on ne peut pas toujours renier son éducation...surtout une pareille. "Tout le monde n’est pas sympathique ici. Mais ainsi, en public, les gens aiment s’embarrasser de faux-semblants. Les rumeurs vont vite. Pour peu que vous fassiez le moindre éclat, ce petit monde vous tournera le dos du jour au lendemain."

Non, il ne pensait pas que tout Londres lui serait plus sympathique avec de l'argent. Pour cela il fallait aussi du pouvoir. Savoir user d'intimidation. Sinon on risquait fort bien de se faire détrousser aussi simple soit-il. Se faire assassiner pour quelques guinées, c'était malheureusement le lot d'encore nombreux innocents. Pire encore, quand on pense à cet enfant qui s'est fait kidnapper il y a peu de temps ... Il était parfaitement d'accord avec elle, et souriait en réponse. Sans rien ajouter. Continuant à la suivre bien docilement, et pensif.

Même si son ton semblait demeurer le même, il lui sembla un instant qu'elle parlait en connaissance de cause. Bien sûr, il comprenant que tout le monde ne pouvait être sympathique. Les humeurs et le vécu de chacun. Les opinions diverges. C'est ainsi que le monde est fait. Diversité. Le monde de la noblesse et celui du peuple n'est pas si différents. Les mauvaises réputations importent toujours. Ça, il l'a bien compris lorsqu'il a changé de vie. Et c'est aussi pour cette raison qu'il veut s'éviter de faire trop de vague parmi la communauté et les anciens du cercle. “Nos échecs ne sont pas tolérés. Mais ils oublient trop souvent qu'eux mêmes sont déjà passé par là. Tout le monde commet des erreurs. Un jour ou l'autre.”
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Re: #1 Pastels et Térébenthine

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